Stéphane Montrelay, maire de Rans (Jura) et militant CFDT rejoint le RBM

Publié le par FN19

Stéphane Montrelay

Stéphane Montrelay

Il s’agit du jeune maire de Rans -village jurassien de 520 habitants situé à l’orée de la forêt de Chaux (deuxième plus vaste forêt domaniale de France avec ses 20 493 hectares , environ 28 km de long sur 16 km de large)- Stéphane Montrelay. Il sera candidat en mars prochain sur le canton de Mont-sous-Vaudrey qui est le regroupement des cantons de Villers-Farlay, Montbarrey et Dampierre (auquel appartenait Rans).

Par delà la venue au RBM de Stéphane Montrelay, élu (SE) en mars dernier, qui fait le “buzz” au sein des autres élus du département, elle aura provoqué de la colère et de l’interrogation au sein de la société dans lequel il travaille -Solvay à Tavaux- et pour cause : il est militant CFDT.

Comment ? Un militant syndical , qui plus est élu et maire de sa commune, qui rejoint le mouvement patriote et qui sera candidat aux élections départementales…

Comme si être intéressé par la condition sociale de ses contemporains, militer pour que l’ensemble des salariés -et je dis bien l’ensemble- ne pouvais n’être le fait que d’une personne forcément proche des partis politiques que je vais “globaliser” en les nommant UMPS…

Stéphane Montrelay, maire courageux et conscient de sa charge, va faire prochainement l’objet d’un conseil de discipline -même si l’appellation n’est pas celle-ci- afin de le virer de ce syndicat qui avait , il y a peu, comme secrétaire général, un homme, aujourd’hui patron de Terra Nova, “boite à idée” du PS, inspecteur de l’IGAS et président de l’Agence du service civique.

Une personne qui doit se soucier, minute par minute du bien-être ouvrier, quoi.

Le fait que pratiquement toutes les centrales syndicales mettent dehors leurs adhérents qui font connaître leur opinion patriote est symptomatique de leur complète déconnexion des problématiques majeures touchant au monde économique et social qui font qu’actuellement notre pays s’enfonce dans le chaos.

En juillet dernier, Marine Le Pen a déclaré sur les médias alors que la CGT et FO avaient annoncé qu’ils boycotteraient la Conférence sociale convoquée par le gouvernement :

“Je considère les syndicats comme complices de tous les choix politiques qui ont été faits et qui ont entraîné la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui. Ils n’arrivent même plus à faire semblant, ils sont invités dans des grandes conférences qui sont d’un ennui, d’un vide et d’un creux inouïs à l’image, d’ailleurs, du discours du président de la République. Tous les salariés de France ont compris que ce n’est pas au travers de ces conférences qui se multiplient que vont se régler les problèmes. Les problèmes se règleront par le changement de modèle économique que nous impose l’Union européenne et que mettent en oeuvre servilement nos dirigeants depuis des années, qu’ils soient de droite ou de gauche. Les syndicats ont refusé de s’opposer au libre-échange total, ils défendent l’immigration qui pèse à la baisse sur les salaires, ils défendent l’ouverture totale des frontières imposée par l’Union européenne, ils s’opposent au protectionnisme qui est le seul moyen d’éviter la concurrence internationale déloyale, ils s’opposent au patriotisme économique qui permet à l’État de donner un avantage dans les marchés publics aux entreprises françaises. Ils ont accepté ce modèle, ils sont discrédités.” et la présidente du mouvement patriote de finir par : il faut “permettre à n’importe quel syndicat de se créer comme n’importe quel parti politique”.

Tout est là.

Et Stéphane Montrelay et là pour le prouver. Lui a rejoint avec détermination la voie qu’il juge la plus proche de ses convictions et l’appartenance à un syndicat du Système ne l’empêche en aucun cas de le faire. En attendant son éviction de la CFDT qui si elle ne paraît moins virulente que peuvent l’être d’autres (on se souvient de la honteuse convocation de Fabien Engelmann au siège de la CGT à Montreuil) elle n’en sera pas moins sectaire.

Stéphane est convoqué le mardi 23 décembre par la CFDT à Besançon.

Publié dans Actus nationales

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