En Balagne, Anthony Escobar-Zannini est le jeune visage corse de l'ère Bleu Marine

Publié le par FN19

En Balagne, Anthony Escobar-Zannini est le jeune visage corse de l'ère Bleu Marine

Anthony Escobar-Zannini est dans les rangs du Front National depuis qu’il a 16 ans. Il y a fait sa place progressivement, en participant à des réunions "dans l’ombre", dans un parti encore à ses balbutiements sur le territoire insulaire.

Il rejoint très vite les idées lepenistes sur le terrain de l’euroscepticisme et de l’immigration. "Si je n’ai plus rien à manger dans le frigo, je n’invite pas 14 personnes à table", tranche-t-il d’emblée sur le sujet.

Pourtant, il est issu lui-même d’une famille "franco-corse-espagnole", plutôt "apolitique" au sein de laquelle il commence toutefois à s’intéresser à la chose publique, en décortiquant les professions de foi que ses parents laissent traîner sur la table du salon la veille des élections, pour les présidentielles de 2007. "Dès le départ, les idées m’ont plu, je m’y suis identifié…"

À cette époque, aussi, "en pleine crise d’adolescence", motivé par l’envie de voler de ses propres ailes en quittant l’école, il se lance dans la coiffure, et passe un bac pro qui débouchera sur l’ouverture d’un salon à Calenzana.

"Un choix un peu irréfléchi", regrette-t-il aujourd’hui, songeant à se lancer dès la rentrée dans des études supérieures d’histoire et de langue et culture corses à la fac de Corte. "Ce n’est pas parce qu’on est militant au Front National qu’on est forcément contre la Corse et sa langue… Dans ma conception des choses, la Corse passe avant la France".

Depuis cinq ans désormais, Anthony Escobar-Zannini s’est engouffré dans cette brèche. Il y a trouvé, dit-il, "un parti accueillant", qui fait la part belle aux jeunes. Si bien qu’aujourd’hui, à 22 ans, il est déjà à la tête de la jeunesse Front National de l’île.

Une soixantaine d’adhérents, parmi lesquels figurent, certainement, les futurs cadres régionaux du parti. "En Corse, nous ne sommes pas encore très bien structurés, la fédération manque d’ancrage. Du coup, il est vrai que le terrain est plus facile pour sortir de l’ombre et faire sa place", glisse-t-il, expliquant toutefois que "c’est un parti où il y a très peu d’opportunistes. On n’y entre pas pour récolter les lauriers…"

Au final, Anthony Escobar-Zannini ne met le doigt dans l’engrenage qu’en 2012. Estelle Massoni, ancienne cadre du parti, lui propose de la suppléer pour les législatives dans la deuxième circonscription de Haute-Corse "Un garçon de convictions, sincère, et séduit par l’aspect identitaire", voici comment elle nous présente le personnage.

Il n’hésite pas à la rejoindre. "C’est la première fois que j’ai vraiment été associé au FN. Quelques personnes savaient que j’y militais, mais sans vraiment m’y apparenter… Mes parents m’avaient dit à l’époque que cela allait m’attirer des problèmes, mais il faut bien défendre ses idées, non ?".

Publié dans Actus nationales

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